Virgin Hyperloop : le train du futur

Comment Elon M passe le premier test avec des passagers humains

Le train supersonique d’Elon Musk, l’Hyperloop développé par Virgin, a effectué avec succès son premier voyage d’essai avec deux passagers humains à bord.

La capsule, se déplace grâce à un système de lévitation magnétique, et a été lâchée dans un tube où un environnement de type vide a été induit. Profitant de la friction réduite, l’Hyperloop peut se déplacer à grande vitesse sur de très longues distances, en consommant très peu d’énergie par rapport à celle nécessaire à son démarrage.

L’idée est de créer un service public constitué d’un réseau de tunnels, transparents et souvent surélevés pour absorber la lumière grâce à des panneaux solaires, capables de relier le monde en remplaçant, pour l’impact environnemental, la vitesse, la sécurité et le confort, même les avions. Le système est entièrement automatisé.

Les tests ont eu lieu en novembre dans la zone désertique au nord de Las Vegas, dans le Nevada, sur une piste de 500 mètres qui fait partie de la zone de test surnommée DevLoop. Le prototype fonctionne depuis 2012 et l’équipe compte également trente Italiens, dont B G, le président de Hyperloop Transportation Technologies, co-concepteur du projet avec E M.

Le voyage d’essai

Le voyage de la nacelle, rebaptisée Pegasus ou XP-2, avec à son bord deux volontaires de la compagnie, a duré 6,25 secondes. Le véhicule a été tiré à une vitesse de 172,2 km/h, soit moins que les 400 essais effectués sans passagers, qui avaient atteint 386 km/h. Sur le papier, le modèle final devrait pouvoir atteindre 1200km/h : plus qu’un avion de ligne.

L’intérieur de la capsule rappelle le vaisseau spatial Crew Dragon de Space X, l’autre compagnie Musk qui, en mai 2020, avait envoyé les astronautes Douglas Hurley et Robert Behnken à la Station spatiale internationale. Le lancement, depuis le Cap Canaveral, a été effectué avec la fusée Falcon 9, également Space X, capable de se poser à nouveau intacte après le vol. La mission s’est achevée avec succès le 2 août avec le retour du couple, confirmant la reprise des voyages spatiaux de la NASA à bord de vaisseaux américains et devenant le premier voyage orbital jamais réalisé avec la technologie d’une entreprise privée. À cette époque, Musk avait reçu les compliments d’un Donald Trump admiré.

L’intérieur de la capsule est très luxueux.

Les deux invités d’Hyperloop, J G, et S L, ont passé un bon moment. « Cela ne semblait pas très différent d’une accélération dans une voiture de sport », a déclaré M. G. Le PDG de la société JW, pense que cela pourrait être la première étape pour prouver que Virgin Hyperloop est sûre.


Tourné Vers l’avenir

Le génie de M ne s’arrête pas. Après les voitures électriques Tesla, les capsules Space X et les puces cérébrales Neuralink, il imagine maintenant un monde interconnecté avec son train. C’est en fait une créature, la sienne, qui vient de la science-fiction classique, elle-même inspirée par les suggestions du courrier pneumatique, finalement moquée de Matt G. Dans le dessin animé, pour voyager dans les tubes, il n’y a ni lettres ni trains, mais directement des personnes.

Le prototype gagne les faveurs du Congrès américain, ainsi que de nombreux investissements des sultans émiratis. Enfin, la pandémie de coronavirus a fourni un autre indice de l’utilité du projet : ayant peu de places, chaque capsule est parfaite pour la distanciation sociale. Mais Hyperloop n’est pas conçu pour le transport de quelques personnes : plus de mini-trains pourraient circuler simultanément dans les mêmes tubes sans risque de se toucher, et le temps de parcours plus court permettrait de faire plus de voyages.

Nous verrons si cela s’avère être un échec ou non. En attendant, Virgin Hyperloop espère mettre son train sur le marché d’ici la fin 2021 et construit une piste d’essai de 9,6 kilomètres en Virginie occidentale.